
Mardi 7 avril, 19h00... ça y est! J'y suis! J'ai tellement angoissé à l'idée de prendre ce scrogneugneu d'avion (la pauvre Dom en a fait les frais...) que je suis excitée comme une puce en descendant sur le tarmac. Il faid chaud, très chaud, ça sent le kerosène à plein nez mais voilà, j'y suis... tellement contente que je me paye même le luxe de plaisanter avec les douaniers (qui au passage me soutirent quand même un euro... mais même pas grave, j'y suis!!!)
Alors, petit conseil pour les phobiques de l'avion : trouver une personne sympa sur le siège à côté et la kidnapper pendant le vol... merci Aridja, vous avez été une perle pour moi! ;-)
Conversation "douaniesque" :
D (avec un grand sourire): -Vous avez quoi dans vos bagages?
M : des vêtements et des cahiers pour les enfants.
D : Vous avez un petit cadeau pour nous
M (intérieurement : et m...! ça commence!) : - ben non, c'est pour les enfants!
D : mais je suis un enfant
M (grand sourire) : un grand enfant alors! Je n'ai que des euros!
D : pas grave
Je lui donne un euro et dans la précipitation, c'est l'autre qui tend la main et empoche sous l'oeil ahuri du premier. Tant pis, je file sans demander mon reste. Oui Virginie, je sais... j'aurais dû le garder mon euro, mais j'avais tellement envie de quitter l'aéroport! N'empêche que je l'ai eu un petit peu quand même, mon douanier au grand sourire! ;-)
Alors voilà, en arrivant, je suis une petite fille qui ouvre grand ses yeux. Dans les rues à peine éclairées, on distingue des marchands sur les trottoirs, des lumières, torches et foyers éparpillés le long de la route. C'est Stéphanie qui conduit. Pas d'éclairage public. Des motos, vélos sans lumières, ombres sur la route, des femmes qui traversent juste devant les voitures, ombres à peine perceptibles pour moi... bref, un joli bazar et je souris en imaginant la même situation en France...
Je suis en Afrique, tout est déjà différent dans ces premiers instants et étrangement, moi, l'angoissée de toujours, je n'ai aucune appréhention...
Nous rejoignons la maison... un peu plus tard car... panne de voiture! Je profite de la réparation pour regarder autour de moi. C'est une ambiance particulière, dans la nuit je distingue des groupes éclairés par des feux improvisés, une odeur de brûlé et puis à mes pieds, la terre rouge d'Afrique! Je vais me plaire ici... dans l'euphorie de l'arrivée, je me sens bien, et la réalité de la vie que je découvrirai par la suite n'y changera rien, je suis tranquille!